Rêve du flic iguane

Définition de la magie-3

C’est l’histoire de moi et d’une autre personne dans une ville frontière. Nous prenons un café, puis revenons à notre voiture dont le pneu arrière gauche a été volontairement crevé. Je me rends dans une boutique tenue par deux frères et une sœur. Il m’assure pouvoir réparer. Quand je sors, un flic noir à visage d’iguane coiffé d’un képi blanc m’assure que j’ai intérêt à payer sinon ses bons amis s’occuperont de moi. Je lui réponds du tac au tac que ses bons amis ne font pas le poids devant tous les très bons arguments que je détiens en sa défaveur. Une voiture de flics, une Ford américaine blanche et rouge, s’arrête sur la place. J’explique aux deux mexicains qui en sortent qu’un des leurs semble corrompu, mais ils s’en vont en me considérant comme si j’étais aussi fou que le lapin d’Alice. Plus bas sur la place les deux filles ont déplacé la voiture.

Dans un château avec une pièce et un escalier en colimaçon, l’histoire d’un revenant qui ne revient que pour moi avec sa horde de gentlemans ailés, et ma grand mère qui dors emmitouflée dans un plaid sur la peau d’ours devant le poste de télévision éteint. Moi qui monte au grenier je ne sais plus pourquoi mais en redescend avec une trouille, la grand mère figée dans l’angle mort de l’escalier pourtant rond. Retour au rêve de la voiture, j’imagine, je rêve que j’aurai plutôt rêvé de lui, le flic iguane, de lui changer le bras droit en sel, puis le bras gauche avant qu’il puisse dégainer, puis les jambes avant qu’il s’enfuie. Le menacer de transformer tout son village en statues de sel et lui de le jeter en mer pour qu’il finisse atomisé par le grand mange tout océan papa. Bruits comme une longue plainte, commencement d’un appel venu d’une des deux tours de la mosquée, visions, les esprits de Saint-Louis. Kheur kheur kheur, qui te crois tu toi je suis mange tout papa doc ! Montre toi ! Je ne suis pas faible c’est moi qui te mangerai ! Les trois frère à la pagaie, ils m’apparaissent en pyramide, trois visages fardés de blanc, des clowns ces esprits. S’engage à la bataille pour dominer les esprits, je me souviens des leçons au bord de la rivière, fixer son attention, ils tentent de me déconcentrer avec des cris, je n’entends que le son bouleversant de ma conque d’or, ils sifflent encore plus fort qu’un tourbillon d’harmattan dans un labyrinthe, je mange déjà leur petit frère le cauchemar à écailles dont la queue fouette fouette s’est attardée trop près de ma belle gueule ouverte aspire tout. Kheur ! Kheur ! Je leur crie le surnom de Dieu, nom de Dieu de Dieu de Diouf, colère post coloniale contre esprits farceurs, ils ne savent pas quoi inventer pour revenir sur le devant de la scène.

C’est mon rêve, je leur donne un handicap. Le coup de la sonnerie réglisse douce comme un sucre, cristalline perverse, sonnette gentille coquine, on ne veut plus qu’elle cesse la clochette, il faudra bien pourtant obliger le personnel, réveille toi, je prends ton corps, reste dans ton sommeil, je bouge tes jambes avec ton bassin, je prends ta main qui va éteindre le chant des sirènes nippones. Les trois frères à la pagaie sont dominés, leur pirogue pinasse banale a coulé il y a trois cent ans, entendez-moi !

 


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